La rencontre des âmes perdues.
 
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 Contexte

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L'esprit frappeur.

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Messages : 55
Date d'inscription : 01/07/2010

MessageSujet: Contexte   Jeu 1 Juil - 22:19

L'ORPHELINAT OU LA MAISON DES ENFANTS PERDUS

Mary a écrit:
Il était une fois un orphelinat qui accueillait beaucoup d’enfants, perdus ou abandonnés, des enfants qui n’ont plus d’autre famille que celle qu’on leur offrait ici. Ils étaient tous très heureux à l’orphelinat où ils n’étaient plus considérés comme des « enfants » de la rue, ils étaient aimés par les autres et par le personnel. La directrice et les surveillants étaient très gentils avec ces enfants et leur accordaient beaucoup d’attention ; ils étaient bien nourris et avaient eux aussi droit à l’éducation. Ils ne pouvaient pas aller à l’école avec les autres enfants, parce qu’ils étaient rejetés par le monde extérieur, c’est pour cela qu’ils étudiaient à l’orphelinat, c’était les surveillants qui leur donnaient des leçons. Ils s’entendaient tous très bien et se considéraient comme frères et sœurs, il n’y avait que la concierge qui était très méchante, elle n’arrêtait pas de leur crier dessus et était toujours à l’affût de la moindre bêtise qu’ils pourraient commettre. Mais les enfants étaient heureux à l’orphelinat, c’était leur vraie famille, ils étaient toujours triste quand l’un d’entre eux partaient avec des nouveaux parents

« Mary ! C’est l’heure de te coucher ! »
« Oui mademoiselle ! »
La fillette ferma son cahier et le posa sur la table de nuit avant d’éteindre la lampe de chevet, se promettant de finir sa rédaction dès le lendemain.

L’INCENDIE, OU QUAND UNE HISTOIRE BASCULE

Roan a écrit:
Pourquoi eux… et pas moi ?!
Cette nuit-là, j’avais décidé de sortir. J’étais l’un de ces petits voyous de l’orphelinat qui aimaient profiter de la ville, qui prenaient goût à la liberté. Pourtant… Cette nuit-là… Je n’aurais pas dû partir.

Car depuis, j’ai assisté au pire spectacle de ma vie.
Un tas de débris s’amoncelait derrière un rideau de cendres… L’orphelinat avait brûlé. Les murs s’étaient effondrés sous les flammes encore dansantes. Tout était noir, chaotique. Quelques bouts de vêtements ou de chair se laissaient entrevoir parmi les parcelles de bois et de briques. Et moi, je pouvais imaginer le corps de mes frères et sœurs sous les décombres, j’arrivais à entendre leurs cris pendant la tragédie, je sentais encore leur angoisse, je voyais leur visage déformé par la peur… Et je les entendais toujours me chuchoter « Roan, toi, tu n’es pas mort ? Pourquoi ? Pourquoi n’es-tu pas avec nous ? ».

Je n’ai pas osé m’approcher, aller voir si quelqu’un avait survécu. Evidemment, personne n’aurait pu survivre à part moi, l’imbécile. Moi qui les ai tous abandonné à leur sort, j’ai préféré m’exiler loin de ceux qui me rappelleront que c’est à cause de moi qu’ils sont morts. Non ! Ce n’est pas ma faute ! Je n’ai rien fait, jamais je ne leur aurais fait ça… Mais si, pour eux, les forces de l’ordre, ce sera moi, rien que moi. Un rebelle qui voulait être maître de son histoire. Mais quelle horrible histoire…

Pendant plusieurs jours, les murmures des victimes me parvenaient encore, s’entrechoquaient dans ma tête. Les mêmes mots pour nourrir ma culpabilité, les mêmes questions pour m’entrainer vers ma fin. Tout était contre moi, on me recherchait certainement. J’avais beau fuir, je n’avais plus envie de vivre.

Alors, un jour, las et fatigué, je retournai sur les lieux de mon crime. Il fallait y mettre un terme, arrêter les larmes qui ne cessaient de couler. La police avait déjà délimité les lieux et les pompiers avaient commencé à déblayer le terrain et certainement à chercher des corps. Mais personne n’était là pour m’accueillir, moi, le coupable, moi, le survivant.

A genoux devant les vestiges de mon enfance, je pris un morceau de verre près de moi. Ce sera mon cœur que je ferai taire en premier car c’est lui qui souffre le plus et ce sera avec mon sang que j’habiterai une dernière fois l’orphelinat en ruines…

A mes frères et sœurs, pardon… Puissiez-vous un jour oublier…

Seulement, un sombre soir de novembre, l’orphelinat fût réduit en poussières, le feu ravagea tout sur son passage. Seule une personne a survécu à la tragédie, un jeune adolescent qui avait passé outre le couvre-feu et n’était pas rentré ce soir là, selon ses dires. Cependant, quelques jours suivant l’incendie, le jeune homme s’est donné la mort sur le lieu du crime. La police classa l’affaire, jugeant qu’il avait mis le feu, s’était enfui et s’était ensuite suicidé par culpabilité.

LE PENSIONNAT, DERRIÈRE L'EXCELLENCE
Kimberly a écrit:
Cela faisait déjà quelques jours que j’étais arrivée au pensionnat. Une nouvelle vie s’offrait à moi et au fond, j’étais assez contente que mes parents m’aient envoyée ici. C’est un nouveau système d’étude, nous faisons partie des premiers à s’y essayer ; des élèves sélectionnés selon leur niveau peuvent s’inscrire dans ce pensionnat d’excellence et suivre des études « supérieures ». C’était une occasion en or, puisque le système étant à l’essai, tous les frais étaient offerts, c’est en partie pour cela que mes parents ont tout de suite sauté sur l’opportunité : ils se débarrassaient de moi, et gratuitement, en plus. Mais c’était sans compter sur les phénomènes étranges qui faisaient parler d’eux dans tous les coins, tous les pensionnaires étaient à l’affût et se racontaient chaque jour des histoires étranges. Certains auraient vu un autre reflet que le leur dans la glace, d’autres auraient ressenti des choses ; quelques personnes affirment même avoir entendu le sol grincer sans aucune explication et avoir senti un parfum inconnu, alors qu’ils étaient seuls dans la pièce. C’est effrayant, insensé, complètement fou, et pourtant j’y crois. Je me rappelle avoir croisé cette fillette dans un couloir, elle tenait un ourson en peluche dans ses petites mains et était en chemise de nuit, elle avait l’air terrifiée, tout autant que j’étais surprise de la voir ici. Elle devait avoir six ou sept ans tout au plus.
« Tu t’es perdue ? » lui demandai-je gentiment.
« Je ne sais pas où je suis. »
« Comment tu t’appelles ? »
« J’ai peur, je ne sais pas où je suis. »
« Ca va aller, je vais t’aider. » lui promis-je, touchée par l’innocence de cet enfant. Elle avait relevé ses grands yeux verts qui brillaient d’humidité vers moi.
« Vraiment ? Tu vas m’aider ? »
Je m’étais réveillée en sursaut, et j’ai cru que ce n’était qu’un rêve, du moins au début… Je l’ai recroisée dans mes rêves, toujours avec cet air terrifié et puis elle est devenue confiante et nous passions plus de temps ensemble, à parler. Je ne pouvais plus me défaire d’elle, je ne pouvais plus partir ; bien que j’avais moi-même terriblement peur, je devais rester avec elle, je ne pouvais pas la laisser seule. La petite fille s’appelle Mary.

Après deux ans de travaux, l’orphelinat a été rénové pour laisser place à un pensionnat d’études supérieures, qui accueillent des jeunes élèves âgés de seize à vingt trois ans ayant un niveau scolaire dit d’excellence. De très bons professeurs ont été mutés dans cet établissement, qui doit encore faire ses preuves face à l’Etat, puisque c’est un tout autre programme qui diffère des autres lycées et universités. Cependant, quelque chose semble troubler la vie des étudiants et professeurs, tout porte à croire qu’ils ne sont pas seuls sur les lieux. On raconte que l’ancien orphelinat aurait été bâti sur un lieu que des mages consacraient à des rituels ancestraux. Les pensionnaires se posent des questions et rouvrent la page du passé pour percer les mystères qui entourent leur lieu de vie. Et si ce garçon n’était pas à l’origine de l’incendie ? Et si les orphelins étaient toujours quelque part, parmi eux ? Et si le criminel était encore entre ces murs ?
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